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2ème Forum national des lieux intermédiaires et indépendants

Ce que les Lieux Intermédiaires et Indépendants ont en Commun(S)

Le corps social est porteur des dynamiques et des manières de faire capables de constituer le sens de l’intérêt général, dont le corps politique est garant. C’est à cela que travaille la Coordination nationale des lieux intermédiaires et indépendants (CNLII), au sein du champ culturel, en tâchant de rendre audible ce qu’il y a de commun à nombre d’expériences, de lieux et de nouvelles pratiques qui articulent culture, peuple et démocratie à l’aujourd’hui.

Ce combat demande à être noué à tous ceux qui se mènent pour de nouvelles formes du commun, contre les logiques d’appropriation, que ce soit du côté du vivant, du côté du savoir ou du côté du territoire, parce que ce qui se joue dans le secteur culturel n’est pas autre chose que ce qui se joue dans le corps social en général, et parce que c’est à ce niveau de généralité que nous conquerrons la puissance d’agir nécessaire à la transformation du pouvoir politique et de ses institutions, dont nous avons, tous, le désir profond, dont nous ressentons tous l’appel.

Le Forum fondateur de janvier 2014 à Mantes la Jolie a vu naître la Coordination nationale des lieux intermédiaires et indépendants (CNLII). Près de 150 lieux, fédérés ou non, actaient la nécessité d’une représentation de ces lieux et de leurs acteurs à l’échelle nationale.

La CNLII s’est donné alors comme objectif d’œuvrer à la prise en compte et à la consolidation de ce vaste mouvement artistique et culturel, et en particulier à la reconnaissance de la place de ces aventures dans le développement de politiques culturelles territorialisées.

Dans le contexte de réforme de l’Etat et des collectivités territoriales, le travail collectif engagé notamment sur le volet juridique, législatif et institutionnel (droits culturels, loi NOTRe, loi LCAP, Assises de la Jeune Création), comme les premières mobilisations des coordinations régionales constituent des avancées certes importantes mais toujours incertaines.

Il est temps de faire le point pour partager plus avant les enjeux politiques d’actualité et élaborer une feuille de route pour le prochain comité de pilotage en remettant entre les mains de l’Assemblée les résultats des travaux qui lui ont été confiés en 2014.

Nous vous invitons à nous rejoindre à Lyon, les 12 et 13 mai 2016 pour un nouveau Forum national.

Deux journées d’interconnaissance, de mise en réseau, d’outillage méthodologique et politique, alternant séances plénières et ateliers, pour poursuivre la construction des Commun(s) et identifier/affirmer, en dialogue avec des représentants des institutions publiques, de quel intérêt général sont porteurs les lieux intermédiaires et indépendants.

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Dès à présent et avant le mercredi 11 mai 2016 (nbr de place limitées)

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FORUM 2016 • jeudi 12 et vendredi 13 maiPROGRAMME

jeudi 12 mai > 1ère journée – La construction des Commun(s)

9h accueil à la SEPR

10-11h15 Enjeux de la CNLII, contexte et objectifs du forum 2016, bilan du forum 2014 à Mantes la Jolie. Travaux menés depuis janvier 2014.

11h30-13h Ateliers 1ère session – Ce que nous avons en commun(s) // Lieux : Friche Lamartine, Théâtre des Asphodèles et SEPR *

Atelier 1 – Les lieux intermédiaires et indépendants face à la question de la démocratie
Le mouvement des Nuits debout et celui des lieux intermédiaires et indépendants ont un imaginaire politique en commun: ils ne portent pas de revendications politiques, mais instruisent des pratiques. Ils se construisent dans un rapport de remédiation à l’espace public, à la chose publique, au public, par l’occupation, la réappropriation et la re(in)stitution des places qu’ils occupent. Ils constituent des forces instituantes, qui rencontrent, au-dedans comme au-dehors, la chose instituée, dans une mise en tension sans cesse reconduite. Ils partagent enfin une stratégie de l’ouverture, conséquente au travail du commun(S) qui s’y mène.

A l’aune de l’actualité politique, nous réfléchirons aux relations qu’entretiennent les lieux intermédiaires et indépendants à la question démocratique, depuis le moment de leur fondation, dans leur rapport à l’espace public, et au travers des processus d’organisation qu’ils mettent en œuvre, entre membres et entre partenaires, entre artistes, habitants, institutions culturelles et acteurs des politiques publiques.

Atelier modéré par Jules Desgoutte (collectif Abi/abo, Friche Lamartine, ARTfactories/Autre(s)pARTs), et rapporté par Sébastien Gazeau (rédacteur).

Atelier 2 – Quelles pratiques collectives et coopératives des lieux intermédiaires et indépendants pour faire commun ?
Dans un contexte de reconfiguration territoriale, sociale et économique, les lieux intermédiaires et indépendants continuent de s’inventer et tentent de proposer d’autres modes de faire, des modes de production et d’échange alternatifs et singuliers, fondés sur les principes du collectif et de la coopération. Face à la prégnance du principe de marché concurrentiel et au regard de l’actualité sociale, comment peuvent-ils dessiner un nouveau référentiel socio-économique ? Quelle consolidation possible de nos pratiques collectives et solidaires, favorisant l’initiative et la diversité ? A partir des expériences des lieux et du référentiel amorcé, nous échangerons sur les enjeux et problématiques communes et travaillerons aux leviers et appuis nécessaires à la consolidation des démarches.

Atelier modéré par Patricia Coler et Laura Aufrère (UFISC) et rapporté par Philippe Henry (chercheur en socioéconomie de la culture).

Atelier 3 – Entre processus de création et territoire d’action : les enjeux de nos lieux intermédiaires

Les lieux intermédiaires et indépendants sont d’abord définis par leurs territoires. Quelles interactions existe-t-il entre un lieu de fabrique, son milieu d’adoption qu’il soit urbain ou rural et ses habitants ? Entre leviers et problématiques nous nous attacherons à extraire de nos expériences de collaborations ce lien qui nourrit territoires et équipes artistiques par le biais de nos lieux ressources.

Atelier modéré et rapporté par Céline Ferry (Gare à coulisses, Eurre) et Amélie Dubosc (Responsable communication et des actions culturelles, Regards & Mouvements, Hostellerie de Pontempeyrat Hors les Murs)

Atelier 4 – Le geste artistique dans les lieux intermédiaires

Comment qualifier le geste artistique qui se déploie dans les lieux intermédiaires et indépendants ? Qu’est-ce que l’art dans ces lieux ? En quoi sont-ils des lieux d’art ?

A l’origine de nombreux lieux intermédiaires et indépendants, il y a le désir d’artistes ou d’équipes artistiques de disposer d’espaces de travail qui leur soient propres. De là peut-être une expérience commune du geste artistique dans ces lieux : fabrication, expérimentation, hybridation permettent-elles de qualifier ce geste dans toute sa diversité ? Ces notions questionnent les normes habituelles de la diffusion, de la production et de la discipline artistique. Elles semblent mettre en jeu un autre « partage du sensible » que celui constitué par les couples œuvre /public et spectacle / lieu de représentation…

Atelier modéré par Vincent Bady (Nouveau Théâtre du 8e à Lyon / Synavi) et rapporté par Omar Toujid (Friche Lamartine à Lyon)

Atelier 5 – Quels enjeux communs aux lieux intermédiaires et indépendants ? Quel cadre spécifique d’interventions publiques proposer ?

Suite au travail d’écriture de la charte et avec l’apparition de la notion de lieux intermédiaires et indépendants dans les politiques publiques, il semble important de pouvoir préciser les enjeux communs portés par les lieux intermédiaires et indépendants. Est-ce la nature du projet, l’entrée dans ce dernier, qui est commune à tous ? Ou est-ce une mission, un type d’activité, ou encore une manière de mener les actions qui rassemblent ces lieux et en font leur spécificité ?

Atelier modéré et rapporté par Chloé Sécher (coordinatrice d’Actes If) et Véra Bezsonoff (chargée de l’accompagnement des adhérents et de la structuration des lieux – FEDELIMA)

13h – 14h Repas à la SEPR

14h30-15h30 Ateliers 2ème session – Ce que nous avons en commun(s)

16h-18h Constructions régionales en cours et à venir – SEPR

18h Temps d’échanges informels


vendredi 13 mai > 2è journée – Politiques des lieux intermédiaires et intérêt général

9h accueil à la SEPR

9h30-11h Synthèse des ateliers et débats de la veille

11h15–13h Débat en séance plénière avec des représentants des institutions publiques – De quel intérêt général sont porteurs les lieux intermédiaires et indépendants ?

13h-14h30 Repas à la SEPR

14h30-17h Assemblée Générale : actions, structurations et perspectives (SEPR)

Infos pratiques

Lieu : Campus de la SEPR pour les temps pléniers et les repas */ Friche Lamartine et Théâtre des Asphodèles pour les ateliers et les temps d’échanges informels
3ème arrondissement, Lyon
SEPR : 46 Rue Professeur Rochaix – 69003 Lyon
Friche Lamartine : 28-30 rue Lamartine – 69003 Lyon
Théâtre des Asphodèles : 17 Rue Saint-Eusèbe – 69003 Lyon

* Les lieux pour les ateliers vous seront communiqués sur place. Pour les retardataires qui souhaiteraient rejoindre directement leur atelier, appeler Marie Irma au 06 50 24 13 28

Page Facebook de la coordination : https://www.facebook.com/cnlii/

Page événement du Foum : https://www.facebook.com/events/1691792567735866/

Continuons à mobiliser !

[Actu] La loi LCAP en discussion (2ème lecture) à l’Assemblée Nationale

En hommage à Vanessa Rippe

Nous sommes au regret de vous annoncer le décès de Vanessa Rippe, survenu le 10 février au Burkina, suite à un paludisme. Avec la Fédération des arts de la rue Rhône-Alpes, Vanessa était particulièrement engagée au sein du comité du pilotage dans la défense et la promotion de ces aventures singulières que sont les lieux intermédiaires. Elle n’a eu de cesse d’œuvrer avec détermination, tant au niveau régional que national, à cette dynamique d’ouverture et de partage.

Nos pensées pour ses proches, amis et famille.

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Tirer la politique culturelle de la grande région vers le haut

Point d’actualité sur la mobilisation de la Coordination régionale des lieux intermédiaires et indépendants de la région Languedoc-Roussillon / Midi-Pyrénées (CRLII-LRMP)

Ce regroupement d’acteurs culturels informel compte aujourd’hui une trentaine de membres implantés à parité sur les deux ex-territoires des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées. Le champ couvert est large : spectacle vivant (théâtre, marionnettes, cirque, musiques), arts dans l’espace public, arts visuels et structures pluridisciplinaires.

La coordination s’est réunie quatre fois entre juin 2015 et février 2016, sous l’impulsion d’une cellule resserrée constituée là encore d’acteurs languedociens et midi-pyrénéens.

Contact : crlii.lrmp(-at-)gmail.com

Genèse

La Coordination régionale LRMP s’appuie à la fois sur des liens préexistants à la fusion régionale entre quelques acteurs des deux régions qui ont donné lieu à des échanges d’information et sur des dynamiques collectives croisées plus ou moins récentes : les rencontres performatives de novembre 2013 à la Friche de Mimi (cf. synthèse multimédia en ligne sur le site artfactories.net) ont par exemple contribué en Languedoc-Roussillon à la cristallisation d’une première fédération d’acteurs expérimentant de nouvelles manières de faire art et culture, tandis que l’expérience du Couac (collectif fondé dès 2001) sur l’agglomération toulousaine a permis d’être un facteur accélérateur sur les premières tentatives de dialogue interrégional.

C’est à la suite du forum national de Mantes la Jolie en début d’année 2014 et de la constitution de la Coordination nationale, que quelques acteurs volontaires (Théâtre le Périscope à Nîmes, avec le concours de Réseau en Scène , Mix’Art Myrys à Toulouse…) ont souhaité anticiper le moment politique de la fusion régionale et identifier/travailler collectivement les enjeux à l’échelle de la future grande région.

On peut citer à ce titre le premier rendez-vous organisé à Toulouse le 16 juin 2015 « Fusion des régions et champ intermédiaire ». En suivant, la rencontre du 16 juillet en Avignon (Villeneuve-lès-Avignon) a permis de remobiliser les acteurs languedociens et midi-pyrénéens pour formaliser un début de coordination LR/MP.

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Ce travail a notamment permis d’obtenir des rendez-vous avec plusieurs têtes de listes lors de la campagne électorale de 2015 (Carole Delga – PS, Philippe Saurel – divers gauche, Christian Cavard – liste « Bien Commun »…).

Dans la foulée, plusieurs organisations dont la Coordination Régionale (en cours de structuration), avec le Syndeac, la CGT spectacle, du SMA, du Synavi, du Cipac, du Snsp, de la Fédération régionale des Arts de la rue, ont organisé une journée d’ateliers et de débat avec les principales têtes de listes.

Télécharger le compte rendu synthétique de ce débat organisé au Théâtre de la Vignette à Montpellier le 9 octobre 2015

Un mois plus tard, le 9 novembre 2015, la Coordination régionale LRMP s’est réunie à Toulouse à Mix’Art Myrys.

Structures représentées : Mix’Art Myrys (Toulouse), Lieu Commun (Toulouse), Les Voix du Caméléon (Lot), Cie Rouge les Anges (Toulouse), Couac (Toulouse 31), Théâtre Le Périscope (Nîmes), Espace o25/rjj (Loupian – 34), L’Atelline (Montpellier), Melando (Saint Martin de Londes – 34), Collectif IPN (Toulouse), Théâtre le Ring (Toulouse), U-Structure nouvelle (Montpellier), Arto (Ramonville 31), ARTfactories/Autre(s)pARTs (Toulouse – France).

A cette occasion, les éléments d’information sur les travaux et l’actualité de la Coordination nationale ont pu être transmis par les acteurs engagés à ce niveau. Travail de rédaction de la Charte et d’un référentiel, Assises de la Jeune Création, Loi NOTRe (et son article 103), Loi sur la Liberté de Création, Architecture et patrimoine (dossier sur le site du Sénat)… préparation d’un deuxième forum à Lyon au printemps 2016. Un large tour d’horizon a ainsi permis de recontextualiser la dynamique interrégionale.

Chacun a pu également prendre conscience qu’un travail d’interconnaissance, d’information et d’affirmation d’un faire-ensemble s’avèrait nécessaire pour amplifier la dynamique existante et poser les bases d’une politique culturelle renouvelée, qui prenne véritablement en compte les enjeux portés par les lieux intermédiaires et indépendants.

Au cours de ces réunions, les acteurs ont validé le fait de se fédérer via un principe d’autodétermination, chacun étant invité à s’identifier au préalable sur la cartographie en ligne, ce qui suppose d’être d’accord et de se reconnaître dans les valeurs portées par la Charte.

Qui sont les « lieux intermédiaires » ?

La volonté affirmée par la ministre Fleur Pellerin à l’issue des Assises de la Jeune Création de voir de nouvelles mesures opérationnelles se concrétiser s’est manifestée par l’annonce dans la Loi de finances 2016 d’une enveloppe financière de 2,5 millions d’euros.

En 2016, 2,5 M€ seront consacrés au soutien du compagnonnage artistique et des « tiers lieux », dont le rôle en matière de repérage artistique est essentiel.
(extrait du Projet de loi de finances 2016 – page 20)

Mais vers quels types d’acteurs ou quelles types d’actions orienter cette nouvelle et modeste enveloppe ? Et surtout selon quelle logique de politique publique ?

Après l’annonce de la ministre, le Ministère de la Culture a sollicité la DGCA (Direction générale de la Création Artistique) qui a sollicité les Dracs (Directions régionales des affaires culturelles) afin de faire remonter via leur repérage une liste de lieux pouvant bénéficier de cette nouvelle ligne.

Dans le contexte de fusion régionale, et par conséquent des DRACS, la décision a été prise au sein de la Coordination régionale d’interpeller à notre tour la DRAC LRMP afin de l’informer de notre mouvement d’acteurs fédérés et de proposer notre concours dans la méthodologie de ce repérage. Un rendez-vous est proposé le 25 mars 2016.

Lieux / espaces-projets / champ intermédiaire

La coordination a poursuivi sa mobilisation. Une nouvelle réunion s’est tenue à la Scène Nationale de Narbonne, un mi-chemin favorable au plus de gens possible et un mi-chemin entre lieux intermédiaires et lieux labellisés favorable à plus d’intelligence à venir…

Structures représentées ou excusées : Théâtre le Périscope (Nîmes), L’Atelline (Montpellier), Association Melando (Saint-Martin-de-Londres 34), Théâtre 2 l’Acte / Le Ring (Toulouse), Arto (Ramonville 31), Odradek-Cie Pupella Nogues (Quint Fonsegrives – 31), Rudeboy Crew (Le Bleymard 48), L’Oeil du Silence / Espace Appia (Anglars-Juillac 46), Mix’Art Myrys (Toulouse), La Friche de Mimi (Montpellier), Zepetra (Montpellier), L’Aire (Montpellier), Arema LR (Vergèze 30), Bouillon Cube (Causse-de-la-Selle 34), Volubilo (Graulhet 81), Théâtre dans les vignes (Couffoulens 11), Mapcu (Toulouse), ARTfactories/Autre(s)pARTs (Toulouse), U-struture nouvelle (Montpellier), Derrière le Hublot (Capdenac 12/46), Aperto (Montpellier), Les voix du caméléon (46), IPN (Toulouse), Le Vent des Signes (Toulouse), Espace o25rjj (Loupian 34)

L’objet de notre mobilisation se situe d’abord à l’endroit de la proposition/contribution à transformer les politiques culturelles. Le travail politique (plutôt que «lobbying») agit à 2 niveaux : vers les pouvoirs publics, représentants élus et techniciens, mais aussi en interne, pour éclaircir nos modes d’engagement, notre « éthique », que véhiculent nos pratiques. De là, nos enjeux principaux sont d’abord de faire reconnaître les lieux intermédiaires comme des lieux indispensables dans les processus de création, et dans le rapport au territoire et aux populations. Comment ces lieux participent (pourraient mieux participer) d’une mise en œuvre d’une nouvelle politique publique : financements de lieux ? de lieux associés à des équipes artistiques ? des projets ? Comment ces projets revisitent les relations au territoire, aux habitants ?

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La notion d’intermédiaire fait écho à nos manières de faire entre structures, entre espaces-projets et habitants, en interrelation permanente… « Intermédiaire » ne saurait renvoyer à un « entre deux » défini comme l’espace entre le « rien » et « l’institution », sur un principe ascendant.

A l’occasion de ce dernier échange, nous avons largement débattu de l’intérêt de défendre (ou non) la notion d’intermédiaire depuis les seuls « lieux ». Car des initiatives au plus près des territoires existent déjà sans être forcement reliées à des « lieux ». Ne devrait-on pas sortir de ce seul terme de « lieux » pour voir plus large : « champ » ou « espace-projet » ? Ce choix des mots impliquera des manières de définir, de qualifier, de rendre visible.

2016 > 2021, un mandat régional

2016 se présente comme une année charnière. Les nouveaux élus ont peu de temps pour définir un calendrier, des actions, une politique. Si nous voulons appuyer à cet endroit là, il nous faut être en capacité d’être proposant et constructifs. Un discours que partage sur le principe Dominique Salomon, vice-présidente du Conseil Régional en charge de la culture, du patrimoine et des langues régionales, qu’une délégation de notre coordination régionale a pu rencontrer début février.

Nous avons aussi évoqué le fait que d’autres organisations de professionnels (comme par ex. la Fédération régionale des Arts de la Rue LR/MidiPy nouvellement créée sous le nom de Pôle Sud) portaient le même type de réflexion et le souhait de participer à la définition des politiques publiques de la culture en région. Des échanges devront pouvoir s’organiser pour plus d’intelligence collective sur le territoire.

Montrer la réalité et convaincre de la pertinence et fragilité de notre action au quotidien, et avec quels moyens, est un vrai travail de technicité. Il ne s’agit donc pas « juste » de défendre de nouveaux principes de politique publique de la culture mais d’avancer sur la traduction de cette politique en actes dans un écosystème à la fois riche mais fragile : quels moyens concrets ? quelles logiques d’intervention ? quelles articulations ? quelle complémentarité entre lieux institués et lieux instituants ? quels effets leviers est-on en mesure d’imaginer ? Et comment répondre dans le même temps aux problématiques de lieu, de relogement, de foncier… dans un contexte qui voit des structures à deux doigts de mettre la clé sous la porte malgré des conventions triennales. Désengagements/suppressions pures et simples de certaines lignes de financement au niveau des départements dans d’autres régions… et chez nous, où en sommes-nous ?

La coordination régionale a de longs jours devant elle…

Contact : crlii.lrmp(at)gmail.com

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Rencontre au 783 à Nantes le 21 janvier 2016

Le DOG (Danse Grand Ouest) et la CNLII ont organisé une rencontre autour de la thématique des lieux intermédiaires et indépendants, de leurs enjeux sur l’échiquier artistique et culturel, le 21 janvier 2016 en parallèle des Bis (Biennales internationales du spectacle) à Nantes, au 783.

Retrouvez ci-dessous l’enregistrement audio chapitré de ces rencontres (ou sur Mixcloud directement en suivant ce lien)

RENCONTRE le mercredi 15 juillet 2015 à Avignon

Les perspectives de la réforme territoriale pour et par les lieux intermédiaires

Dans un contexte de mutations sociales et de mise en danger du tissu culturel, les lieux intermédiaires appellent à des politiques renouvelées.
Initiatives alternatives et citoyennes, ils s’inscrivent dans des démarches plurielles à l’aune des territoires de vie.
Alors que les enjeux de diversité et de coopération s’imposent, quelles perspectives de la réforme territoriale ?

Cet événement, organisé par l’Ufisc avec la Coordination nationale des lieux intermédiaires et indépendants, réunira des acteurs de la CNLII et des représentants de collectivités.

Infos pratiques :
Mercredi 15 juillet 2015 à 14h30
A l’ISTS, en salle de commission 1
L’entrée est libre et gratuite