ZAD partout

Nous, espaces intermédiaires,
Nous qui occupons des espaces délaissés,
Nous, pratiques d’espace membres de la grande famille des occupations, au côté du mouvement squat, du Tiers-paysage, des Tiers-lieux, de l’occupation des places, du mouvement 15M…
Nous, lieux où les machines sociales et techniques qui font l’art et la culture se posent la question de leur valeur d’usage,
Nous qui construisons des alternatives aux industries culturelles, qu’elles soient privées ou publiques,
Nous, lieux où le rapport à l’espace se nourrit d’un rapport à l’ouvrage et d’un rapport à l’usage,
Nous dont les occupations se fondent non sur un droit d’aliénation individuel, mais sur un droit collectif à l’usage – un droit à la maîtrise d’usage,
Nous dont les lieux sont faits en communs, pour et par les personnes qui s’y côtoient,
Nous qui œuvrons à transformer le rapport à la culture autant que le rapport à la nature,
Nous dont les lieux sont habités autant par des choses que par des personnes, et par les rapports qu’elles entretiennent, humaines et non-humaines,
Nous qui pensons le monde comme demeure, et la demeure toute entière à construire,
Non seulement nous sommes solidaires de la ZAD, mais nous sommes la ZAD, dans une de ses incarnations particulières, dans une de ses possibilités,
Et nous déclarons que la ZAD est partout, est demain, est hier ; que la ZAD est partout, tout le temps et tout de suite ; que la ZAD est nécessaire.

Communiqué de Artfactories/autresparts, le 17 avril 2018

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